Patrimoine

La chapelle
Sainte-Marguerite

Notre beau village peut également s’enorgueillir de sa chapelle romane du XIème siècle en contrebas de la rue Sainte Marguerite.

Située sur la route romane d’Alsace cette chapelle, composée d’une galerie porche du 12ème siècle, unique en Alsace, fait la renommée de ce sanctuaire.
De style roman et datant du 11ème siècle, il s’ouvre sur un cimetière par une série d’arcades à colonnettes et d’un ossuaire du 19ème siècle.
Sa construction, en forme de croix entièrement voutée, comprend des fresques et peintures murales datant du 15 et 16ème siècle qui plongent les observateurs hors du temps.

Des audioguides en français, allemand et anglais, situés sous le porche, renseignent le visiteur sur l’histoire et l’architecture de cet édifice.

Chapelle Sainte-Marguerite

galerie romane

Jardin médiéval

fresques du XIVème siècle

Le Château des Rohan

Ce bâtiment, ultime développement architectural sur le site de l’ancien cimetière fortifié d’Epfig (avant l’église actuelle) a été construit sur les ruines de l’ancien logis rattaché au château fort épiscopal.

De cet ancien logis, il reste actuellement la porte d’entrée qui daterait du 15 siècle et qui est encore couronnée du blason des anciens seigneurs Von Eppfich, lignée éteinte à la fin du 15 siècle. Ce blason, qui est différent de celui d’Epfig, est décrit comme suit en héraldique: « de gueules, à un pal de sable », (en clair, rouge avec une bande centrale verticale de couleur noire).

Le château devenu presbytère abritait régulièrement un curé et 2 vicaires, parfois plus quand la paroisse accueillait des missions. A la fin des années 1970, le bâtiment était devenu bien trop grand pour le seul curé restant et bien trop compliqué à chauffer. Il sert aujourd’hui d’annexe à l’IME Cottolengo qui l’utilise pour héberger une partie de ses élèves. En visitant, on remarquera le superbe escalier principal en bois, inscrit   l’inventaire du patrimoine régional.

Le château, c’est aussi son jardin. Au temps de son ancienne splendeur, on y faisait pousser des plantes, des légumes, des fleurs ou des vignes, il a servi de potager  quelques voisins ou de terrain d’apprentissage aux élèves de l’IME Cottolengo. Après un long sommeil, il a été récupéré par la commune pour y créer son parc avec l’aire de jeux. Les idées ne manquent pas pour continuer à mettre en valeur cette partie du village. Y compris ce qui reste du donjon comme l’appelle les anciens qui ont encore connu jusqu’au début des années 1960 les vestiges de la tour nord-est de l’enceinte du cimetière fortifié avec sa rehausse et son toit octogonal. Un belvédère avec vue sur la plaine vers le nord ? 

Elisabeth Meyer et Didier Schaeffer (texte tiré du lien – juin 2016)

Le blason des anciens seigneurs Von Eppfich et l’escalier principal

En 1874, la propriété d’une superficie de presque 67 ares ainsi que le château et les dépendances a finalement été vendue à la commune par les héritiers de Monsieur Kuhn.
Le bâtiment principal a presque immédiatement été reconverti en presbytère et mis à disposition de l’évêché pour se substituer à l’ancien presbytère aménagé dans ce qui est l’actuelle propriété Metz à coté du hangar de la confiserie Rohan.

Le Château des Rohan de nos jours

La maison épiscopale

Le puits visible dans la cour est également un vestige de ces temps là. La construction du nouveau château, également connu sous la dénomination « maison épiscopale » ou « maison de l’évêque », date du premier quart du 18 siècle et a été réalisée à la demande du cardinal de Rohan qui souhaitait en faire sa résidence d’été. Ce bâtiment est aujourd’hui le seul survivant facilement visible des anciennes possessions des évêques de Strasbourg à Epfig.
Dans ses premières années il a été occupé, comme le bâtiment qu’il remplaçait, par le receveur épiscopal. En 1793, il a été réquisitionné par la Révolution avant d’être racheté aux enchères par Louis Armand Kuhn, un juge de paix qui souhaitait au départ le rendre à l’évêché. 

Le puit du Château, le plus profond du village

L’église
Saint Georges

Située en haut de la rue de l’église, l’édifice actuel a été reconstruit à la fin du 18e siècle, période de la Révolution, par l’architecte Dixnard (1723-1795).

Deux autres l’ont précédé : l’église primitive du 8e siècle qui a été détruite fin du 12e et remplacée par une romane.

A l’intérieur, on peut admirer de grands retables en bois sombre habillant le chœur et les ailes du transept. Le tableau du grand retable du chœur représente Saint-Georges. Une peinture au plafond représente la Trinité accueillant les âmes des morts.

Au fond de l’église, l’orgue de 1815 de Michel Stiehr a subi plusieurs remaniements.

Quelques statues sont intéressantes dont une piéta, un Christ et un Saint-Georges terrassant le dragon en bois.
Les vitraux sont des œuvres de l’atelier des frères Ott de Strasbourg réalisées en 1952.
N’oubliez pas le chemin de croix, un ensemble de peintures assez émouvant.

Eglise Saint Georges

Choeur avec
Saint-Georges

Orgue de 1815

Chemin de Croix

Les Bancs reposoirs

Les bancs-reposoirs font partie de ces éléments patrimoniaux typique de l’Alsace. Ils sont principalement de deux types.

Les premiers, datés de 1811 et appelés «Bancs du Roi de Rome», avaient été érigés pour célébrer la naissance du fils de Napoléon 1er. Il en subsiste aujourd’hui très peu, il n’y en a d’ailleurs eu aucun sur le ban d’Epfig.

Les seconds, baptisés «Banc de l’Impératrice», avaient été préconisés par le préfet d’Alsace de l’époque – un fonctionnaire d’État, comment dire, un peu fayot – qui a souhaité répondre à un voeu formulé en 1853 par l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, pour ses noces de coton.

Le principe était toujours le même. Ces bancs, toujours en grès, devaient être placés à intervalle régulier : une demie lieue soit 2 km pour les chemins vicinaux. Ils devaient permettre aux voyageurs ou aux cultivateurs se déplaçant à pied ou à cheval de pouvoir se reposer et s’abriter à l’ombre de 2 ou 4 tilleuls avant de continuer plus loin leur voyage. Les bancs étaient surmontés d’un linteau en pierre sur lequel les femmes qui allaient vendre leur marchandise sur les marchés des environs faisaient glisser leur sac ou panier qu’elles portaient généralement sur la tête. Ce petit plus leur évitait d’avoir à poser par terre puis à re-soulever des charges souvent très lourdes. De part et d’autre du banc, on trouvait également 2 bornes tabourets qui permettaient aux agriculteurs de déposer puis de reprendre les hottes qu’ils portaient sur le dos. Elles étaient également utiles aux cavaliers qui pouvaient ainsi descendre plus facilement de leur cheval ou de leur âne puis d’y remonter.

Près de 1450 bancs-reposoirs tous types confondus ont été érigés en Alsace. Il n’en reste plus aujourd’hui que 200 environ en plus ou moins bon état, dont 5 sur le seul ban d’Epfig. (texte Elisabeth Meyer et Didier Schaeffer)

L’Hôtel de ville

L’hôtel de ville a été construit en 1749 par l’architecte Antoine Ringeisen de l’arrondissement de Sélestat. Il est notamment chargé de veiller et de diriger les travaux des bâtiments publics et culturels de la région.

Ses archives, qui couvrent les périodes 1840-1889, sont précieusement conservées à la Bibliothèque humaniste de Sélestat.

Hôtel de Ville

1907

1916

2021

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